Photo CARAA ©

Un trésor caché derrière le mur…

26 novembre 2019

A Paris, l’incroyable histoire d’une œuvre d’art retrouvée par hasard

Sur le vaste chantier de la future boutique Oscar de la Renta à Paris (4, rue de Marignan, VIIIe), ouvriers et architectes ont découvert une toile du XVIIème siècle.

Après une étude technique et la restauration, cette toile dévoile aujourd’hui toute sa splendeur. C’est l’histoire de l’ambassadeur de Louis XIV à Constantinople (le Marquis de Nointel) en visite à Jérusalem … (lire les détails dans la presse : Le Parisien, Connaissance des Arts, France Inter …)

Le CARAA est très heureux d’avoir participé à cette passionnante étude en 2019 avec l’atelier Nouvelle Tendance. Voici donc un aperçu des quelques analyses scientifiques menées sur ce tableau préalablement aux restaurations.

 

Multispectral Photo CARAA ©

Caméra Multispectrale

10 décembre 2018

Le CARAA s’est récemment équipé d’une nouvelle caméra multispectrale de type XpeCAM X01.

Cette caméra équipée de 30 filtres qui couvrent la région de 360 à 1200 nm. Ces longueurs d’ondes permettent d’observer « au delà du visible » dans l’ultra-violet et l’infra-rouge et de détecter restaurations, repentirs ou dessins préparatoires.

Cette caméra permet également d’extraire les spectres de réflectance de chaque pixel collecté et le comparer sur la totalité de l’œuvre (cartographie). Ainsi, cette fonctionnalité est particulièrement utile pour identifier la présence des différents pigment sur l’œuvre.

A ce jour, ce dispositif a permis de réaliser des examens sur différents tableaux anciens et modernes (ex. Renoir, Manet, Dali, Modigliani, Arp, ..), sur des œuvres classées (Parchemins de Dom Michel De Nobletz) et sur des céramiques peintes.

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Parchemins-peints Photo CARAA ©

Parchemins Peints de Michel le Nobletz

05 décembre 2018

Analyses physico-chimiques et Examens multispectraux

 

Le CARAA a eu l’honneur de participer avec la DRAC Bretagne et Marine Letouzey à une vaste étude de parchemins peints de Michel Le Nobletz (surnommé le « prêtre fou ») conservés au Diocèse de Quimper.

Certains de ces parchemins du XVIème ou XVIIème siecle ont été peints par Alain Lestobec.

Les analyses physico-chimiques ont notamment porté sur l’étude des pigments et des liants. Par ailleurs, l’examen multispectral a permis de clarifier certaines hypothèses concernant l’attribution de ces œuvres ainsi que les restaurations qu’elles ont subies.

Le projet s’est concrétisé sous la forme d’une conférence internationale (juin 2017) et d’un ouvrage collectif (October 2018) sous la direction de Yann Celton.

Les analyses ont été effectuées par SFX non-invasives , microscopie Raman, et micro-IRTF et les examens ont été réalisés avec l’aide de Xpectraltek au moyen d’une caméra multispectrale (360 à 1200 nm) et de fluorescence UV.

Tongres Photo CARAA ©

Peintures Romaines de la basilique de Tongres

17 mai 2018

Analyses Physico-chimiques des peintures

 

Menées durant neuf années, les fouilles de la basilique Notre-Dame de Tongres ont mis au jour une quantité importante de peintures murales fragmentaires. L’étude globale de ces enduits a fait l’objet d’un marché public lancé par l’Agence du Patrimoine de Flandre, attribué au Centre des Peintures Murales Romaines de Soissons.

L’étude a permis de traiter la globalité du matériel, réparti en trois catégories. Celles-ci comprennent les enduits in-situ, les enduits fragmentaires effondrés en place et les enduits fragmentaires issus de divers remblais.

Dans le cadre de l’étude technique de ces enduits peints antiques, vingt-cinq échantillons de peintures murales ont été examiné en stratigraphie et analysés par spectroscopie de fluorescence X (SFX), microscopie Raman et spectroscopie infrarouge (IRTF).

L’objectif des analyses était de déterminer la composition des couches picturales. Cela passe par la caractérisation des pigments utilisés, des charges minérales et d’éventuels liants organiques.

Le CARAA a permis de caractériser la palette des pigments et charges utilisée à Notre-Dame de Tongres.  Ainsi, on note l’utilisation de calcite, hématite, minium, cinabre, goethite, bleu Égyptien, terres vertes, …

Ces identifications ont permis de mieux appréhender la technologie à Tongres. L’étude a notamment porté sur les attributions d’ateliers, les couleurs originelles et les altérations subies par les peintures lors des nombreux incendies et dégradations du site.

La publication du volume 3 sur les fouilles de la basilique et l’étude des peintures est téléchargeable en ligne: “Recherche historique et archéologique de la basilique Notre-Dame de Tongres (1997-2013) Partie 3: La première période Romaine”, A. Vanderhoeven, A. Ervynck (eds). En flamand et français (~50 Mo).

Conde 2017 Photo CARAA ©

Workshop : Analyses élémentaires

06 décembre 2017
Analyses élémentaires par Spectroscopie de Fluorescence X

Les étudiants en Conservation-Restauration de l’École de Condé (Paris) ont pu participé à un workshop dédié à l’utilisation et l’interprétation des résultats lors d’analyses élémentaires par  spectroscopie de fluorescence X (SFX/XRF). Les œuvres analysées lors de ce workshop étaient :

  • « Mademoiselle de Sens », (att. à N. de Largillierre), 18ème s. (Musée de Sens)
  • Orbituraire (Liber Vitae, Archives de Rouffach, cote A GG 77), manuscrit sur parchemin, 12/13ème s.
  • « Sainte Cécile », (pas d’attribution), fin 18ème s., coll. privée
  • « Portrait d’homme en armure », (pas d’attribution), fin 17ème s. coll. privée.

L’objectif était de familiariser les élèves avec le principe de l’analyse élémentaire in-situ, ses limites et son apport dans la compréhension des matériaux dans une œuvre d’art.